Célébrons l’engagement des acteurs du commerce équitable !


La quinzaine du commerce équitable


Du 7 au 29 mai 2022 aura lieu la quinzaine du commerce équitable. Mais c’est quoi au fait ?


Chaque année depuis 2001, pendant 15 jours, les différents acteurs qui agissent pour le commerce équitable (petits producteurs, citoyens, marques, distributeurs engagés) se retrouvent autour de leurs valeurs communes dans le but de promouvoir le mouvement à l’échelle citoyenne, médiatique, politique et des entreprises.

Pendant ces deux semaines, une série d'événements sont organisés partout en France ! Vous pouvez retrouver la programmation complète sur le site de la quinzaine du commerce équitable. N’hésitez pas à y jeter un œil, il se passe surement quelque chose près de chez vous ! De notre côté, on vous a sélectionné quelques événements coup de cœur à retrouver à la fin de l’article !


N’hésitez pas à aller consulter le site pour voir ce qui est proposé autour de chez vous ; la plupart des événements sont gratuits et sont adaptés aux enfants ! Vous pouvez aussi suivre La Quinzaine du Vrac sur les réseaux sociaux ainsi que les structures partenaires pour être tenus au courant des actualités.



Un peu d’histoire… quand est ce qu’apparaît le commerce équitable ?


Depuis des siècles, les échanges mondiaux de marchandises se sont structurés autour de grands déséquilibres entre le Nord et le Sud. De profondes disparités se sont mises en place, avec d’un côté des entreprises multinationales qui profitent de leur position dominante pour tirer les prix des matières premières à la baisse au mépris du respect des exigences sociales et environnementales. De l’autre des petits producteurs désavantagés (manque d’accès à l’éducation, inégalité d’accès aux marchés internationaux, enclavement géographique, méconnaissance de leurs droits, précarité économique, mauvaises conditions de travail…). Cette situation renforce des inégalités existantes et vont à l’encontre des objectifs de développement durable qui sont le socle pour la construction d’une société plus juste.

C’est ici que le commerce équitable rentre en jeu. En 1964, une campagne lancée par des producteurs d’Amérique du Sud voit le jour, portée par le slogan “Trade not Aid !” (ou “du commerce, pas de l’aide”). Une synthèse en trois mot qui définit l’objectif du mouvement : inverser la logique d’aide humanitaire à destination des pays en développement pour construire de véritables liens de coopération via des échanges équilibrés et source de développement pour tous. C’est la première reconnaissance internationale du début de ce que l’on nomme aujourd’hui le commerce équitable. Cette campagne sera ensuite reprise par de nombreuses associations qui prônent des échanges plus justes vis-à-vis des producteurs des pays dits en développement.


En 1969, OXFAM une association humanitaire britannique ouvre ses deux premières boutiques “Magasins du Monde” au Royaume-Uni et aux Pays-Bas dédiées à la commercialisation de produits issus de filières de commerce équitable. En France, c’est en 1974 que la première boutique Artisans du Monde ouvre ses portes dans le IXe arrondissement de Paris, et elle existe encore aujourd’hui !


D’après le collectif Commerce Equitable France, un réel tournant a lieu dans les années 80 où à la fois les organisations commerciales et les consommateurs commencent à se soucier de plus en plus des impacts environnementaux et sociaux générés par ce qu’ils achètent. En 1988, Max Havelaar, le premier label de certification commerce équitable est créé et un an plus tard le World Fair Trade Organisation voit le jour.


Suite à ces premiers événements décisifs, le mouvement du commerce équitable continue à prendre de l’ampleur au niveau international autour de fédérations -Artisans du Monde en France-, de labels -Max Havelaar, Transfair ou Fair for Life -, et se structure au niveau européen à travers l’European Fair Trade Association.


Le commerce équitable aujourd’hui


Aujourd’hui, le commerce équitable s’est largement démocratisé : de nombreux rayons de la grande distribution proposent des produits labellisés, et les consommateurs, soucieux du développement durable, se tournent de plus en plus vers ces produits.


D’après Artisans du Monde, plus de la moitié des consommateurs français auraient déjà acheté un produit issu du commerce équitable.


Il est intéressant de noter qu'au-delà d’une rémunération plus juste pour le producteur, les objectifs du commerce équitable se sont diversifiés, les voici.



Nos engagements pour construire un commerce équitable


Au cœur de notre démarche, nous retrouvons 3 des grands principes du commerce équitable.


Objectif 1 : Pratiques commerciales équitables


Les enjeux qui entourent l’activité de production de beurre de karité au Togo illustrent bien les inégalités auxquels les petits producteurs font face aujourd’hui.


Depuis quelques années, en raison de la condamnation internationale de la déforestation en Asie du Est pour produire de l’huile de palme, les industriels de l’agro-alimentaire ont cherché à remplacer ce produit. Ils se sont tournés vers d’autres graisses végétales dont le beurre de karité. Cette nouvelle demande soudaine à eu un impact sur le prix de vente et les méthodes de production des petites productrices.


Ainsi, les méthodes traditionnelles de production, qui se transmettent de mère en fille depuis des siècles, et qui garantissent un produit de qualité se perdent au profit de méthodes industrielles et chimiques (extraction par solvant) peu respectueuses de l’environnement et des travailleuses.


En tissant un partenariat de commerce équitable avec la coopérative des productrices du village de Kelizio, nous valorisons leur méthode de production artisanale tout en leur assurant une rémunération juste, au double du prix du marché local.


Objectif 2 : Egalité des genres et liberté d’association


C’est au travers de nos partenariats avec des coopératives de femmes au Maroc et au Togo que cet objectif se concrétise.


C’est un sujet que nous avons longuement abordé dans notre article concernant l’autonomisation économique des femmes, que nous vous invitons à consulter.


D’une part, soutenir l’emploi féminin permet de rééquilibrer les rapports entre les hommes et les femmes et de les éloigner d’une dépendance économique. Il a été démontré que les femmes investissent une plus grande part de leur argent dans l’éducation de leurs enfants, ce qui participe au développement du pays entier.


De plus, nous accompagnons les coopératives dans leur processus de formalisation pour leur permettre de se constituer en coopérative juridique et ainsi faire valoir leurs droits.


Objectif 3 : Développement des compétences


Lorsqu’une entreprise noue un partenariat de commerce équitable, plusieurs engagements sont pris. Au-delà d’une rémunération plus juste, une dynamique vertueuse se met en place. Cela passe notamment par des actions de formation pour renforcer les capacités organisationnelles et techniques des petits producteurs. Par exemple, nous avons organisé avec les coopératives des formations sur le droit du travail, à la prise de décision démocratique et le fonctionnement d’une association, à la traçabilité de la production, aux pratiques commerciales équitables et à la gestion.




Cela permet aux producteur.ices d’être en capacité de gérer une activité génératrice de revenus, et de s’assurer un futur durable, stable et enthousiasmant !


Quelques événements de la quinzaine du commerce équitable


Région Parisienne


Grenoble

Gap

Strasbourg

  • Soirée ciné-débat : organisé par Max Havelaar Allemagne pour présenter la filière coton suivi d’un débat

Nantes

Périgny


Sources

Artisans du Monde

Oxfam France

Commerce équitable France

La Quinzaine du Commerce Équitable


 

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