• Yokoumi

A la rencontre des productrices de beurre de karité


Elles s’appellent Dehinatou, Zaretou, Safietou, Zoubera, Samata, Salama, Mourina, Amizetou, Fozia, Djiaretou, Moussoura, Nimatou, Rachidatou, Aïcha, Rafatou, Safaou, Alia, Kadidja, Mariam, Rahama, Dakietou, Deinatou et Safietou : ce sont les talentueuses productrices de beurre de karité avec qui Yokoumi travaille depuis 2016 pour valoriser leur savoir-faire. Elles forment ensemble le groupement Nodaka, qui signifie Dieu qui Donne.



Où vivent les productrices de beurre de karité partenaire de Yokoumi ?


Le Togo est un pays d’Afrique de l’Ouest tout en longueur. C’est une grande bande de 150 km de large et de 700 km de long. Au centre du pays se trouve la ville de Sokodé, connue pour son marché animé et la qualité du beurre de karité qui y est vendu. C’est la région où pousse “l’arbre à beurre” le surnom de l’arbre de karité en Afrique de l’Ouest. Si l’on s’éloigne un petit peu de l’agitation du centre, en montant dans un taxi brousse en direction de Bassar, puis en tournant à droite sur une piste de terre battue, on s’approche lentement du beau village de Kelizio.



Kelizio est un village où vivent une soixantaine de familles. C’est ici que vivent les 23 femmes avec qui Yokoumi travaille pour valoriser leur savoir-faire : la production traditionnelle de beurre de karité !


Comment les productrices de beurre de karité sont-elles organisées ?


Abrité sous l’ombre des manguiers et des arbres de karité, elles travaillent chacune à leur rythme, souvent en famille, dans la grande cour de leur maison. C’est ainsi que s’assure la transmission de ce savoir faire dès le plus jeune âge aux jeunes filles.

Si elles sont autonomes dans leur production, les femmes se regroupent pour mutualiser les achats importants et organiser la commercialisation de leur beurre de karité au Grand Marché de Lomé.


Par roulement, elles se rendent par deux et pour une durée de deux semaines à la capitale pour vendre le beurre de karité qu’elles produisent. Ce long voyage, environ 5 heures de trajet à l’aller et au retour, est aussi coûteux puisqu’elles doivent se loger dans la capitale. Le beurre de karité est alors vendu en petites boules modelées à la main et gardé au frais dans des grandes feuilles humides qui les protègent de la chaleur. Une consommation en vrac, sans emballage, comme cela se fait beaucoup au Togo !



Est ce que la vente du beurre de karité leur assure un revenu suffisant ?


Surnommé l’or des femmes, pour ses vertus cosmétiques, le beurre de karité est également une source d’autonomie financière pour les femmes qui le produisent. Au fur et à mesure du partenariat de commerce équitable tissé entre Yokoumi nous travaillons constamment pour l’amélioration de leurs revenus et de leurs conditions de travail.


Depuis le début de notre collaboration, nous achetons le beurre de karité au double du prix du marché local. Nous accompagnons aussi les productrices pour faire reconnaître la qualité de leur beurre de karité à travers l’obtention du label biologique et renforcer leurs capacités de production.



Cette année, nous avons financé ensemble l’achat d’un nouveau moulin nécessaire pour concasser les amandes de karité. Avant elles louaient le matériel, devenues aujourd’hui propriétaires, elles économisent plus de 200€ par mois. Nous nous sommes également engagées à venir nous approvisionner directement au village de Kelizio pour supprimer leurs frais de déplacement. L’année 2021 marque le lancement de notre démarche de labellisation Fair for Life avec l’organisme Ecocert pour faire reconnaître nos engagements de commerce équitable par un organisme tiers.


En savoir plus sur la coopérative de Kélizio

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